Aujourd’hui, chacun sait qu’il ne travaille pas le lundi de Pâques, qu’il n’y a pas école… mais pourquoi ? Si nous sommes nombreux à continuer d’organiser des chasses aux œufs dans le jardin (il faut dire que le sourire des enfants trouvant un lapin en chocolat caché dans le buisson est irrésistible !), nous sommes parfois moins à l’aise avec l’idée d’expliquer ce que représente Pâques.
Pourtant, que l’on soit croyant ou non, cette fête chrétienne est l’occasion d’aborder avec les enfants une question qui les passionne (et pour cause !) : la mort. Dès 3-4 ans, les enfants se posent beaucoup de questions sur la mort. Ils traversent une phase métaphysique qui leur fait prendre conscience que la vie (celle des animaux, de leurs proches, la leur) n’est pas éternelle, que tout ce qui vit a une fin, contrairement aux objets et à tout ce qui est inanimé.
Nos enfants ont besoin de mots pour dire les choses et comprendre le monde
Face à une telle découverte, les adultes ont parfois envie de botter en touche, à coup de « Tu es trop jeune pour ça… », « Dis donc, c’est triste comme sujet ! », « Oh ! Tiens ! Regarde, un oiseau ! ». Bref, on aimerait tellement préserver nos enfants de tout ce qui est triste. Mais les enfants, même petits, ont au contraire besoin de mots pour dire les choses et comprendre le monde ; ils ont besoin d’échanges avec les adultes qui les entourent. La Toussaint, Pâques, sont des moments que le calendrier nous offre pour aborder cela avec eux.
En hébreu, « Pâques » signifie « passage ». Pour les juifs, Pessah commémore la libération du peuple juif de l’esclavage qu’il subissait en Égypte. Pour les chrétiens, il s’agit du passage de la mort à la vie, avec la résurrection de Jésus. Dans les deux cas, il s’agit de la vie plus forte que la mort, de la joie plus forte que le chagrin… de la façon dont, dans nos vies, l’espérance nous permet de vaincre ce qui nous abîme, nous égratigne, nous tue. Cela, croyant ou pas, nous en faisons tous l’expérience. Et nos petits, à leur échelle, en font aussi l’expérience.
Des mots tout simples pour ouvrir des chemins de questionnement
Pomme d’Api Soleil, magazine Bayard Jeunesse destiné aux enfants de 3 à 6 ans, propose à tous les parents, grands-parents qui le souhaitent d’aborder cette question avec un éclairage chrétien, à la fois ouvert et enraciné. En s’appuyant sur des expériences que les enfants vivent (la perte d’un animal de compagnie, le gros chagrin…) ; sur des textes de la Bible qui viennent interroger la place du malheur dans nos vies (et le fameux « si Dieu existe alors pourquoi y a-t-il des malheurs ? »).
Ce numéro offre des mots tout simples pour ouvrir des chemins de questionnement et pourquoi pas de foi, même quand on a laissé celle-ci très loin ! L’occasion de se requestionner en famille sur ce en quoi l’on croit et ce que l’on souhaite transmettre à ses enfants… en dehors de la passion du chocolat !
Gwenaëlle Boulet, rédactrice en chef du magazine Pomme d’Api Soleil.






Pages extraites du magazine Pomme d’Api Soleil n° 174 – Avril-mai 2025.
Le magazine Bayard Jeunesse, Astrapi Soleil, est aussi à vos côtés pour les enfants plus grands (7-11 ans).
La vie est comme un long chemin. Difficile, parfois, de savoir où il nous mène… Mais avec une lampe, on découvre, même dans l’obscurité, où poser le pied. Jésus est comme cette lampe. Il nous aide à avancer, à ne pas avoir peur, à trouver la bonne direction, même quand la route semble compliquée. À Pâques, rappelons-nous qu’il est la lumière de nos vies ! Par son amour et son sacrifice, Jésus nous montre le chemin à suivre. Bonnes fêtes de Pâques !







Pages extraites du magazine Astrapi Soleil n° 23 – Mars-avril-mai 2025.