© Photo : Getty images/iStockphoto. Pomme d’Api n°709.

Printemps des poètes : et si on parlait de poésie avec nos enfants ?

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La 27e édition du Printemps des Poètes s’ouvre le 14 mars autour de la « poésie volcanique ». Une célébration de l’énergie créative et du pouvoir d’un genre qui fait grandir – et rêver – nos enfants. Découvrez les ressources mises à disposition par Bayard Jeunesse pour entrer joyeusement dans l’univers de la poésie.

Affiche de la 27e édition du Printemps des poètes.

Parce que la poésie n’est pas que contemplation, le Printemps des Poètes prend pour thème cette année « la poésie volcanique ». Imaginé pour encourager la création poétique, l’événement, de portée mondiale, célèbre ainsi « l’énergie créative à l’état pur, l’éruption de l’imaginaire, ses coulées de lave, qui changent le mot en vision ; pour dire que la poésie, quand elle jaillit afin de fendre l’horizon et montrer le monde autrement, est effervescence, débordement et, avant tout, force du vivant. »
Le programme de cette 27e édition, qui se tiendra du 14 au 31 mars 2025 dans toute la France, sera l’occasion de découvrir de nombreuses performances artistiques et culturelles, mais aussi des ateliers lecture et écriture, des balades poétiques, des projections, des concerts…

La poésie, un genre littéraire qui séduit petits et grands

La poésie utilise le langage pour créer des images, des sonorités, des rythmes et des émotions. Elle ne vise pas (uniquement) à raconter une histoire comme le texte narratif, mais cherche à éveiller la sensibilité du lecteur.

Poésie et découverte de la lecture : un bon cocktail

Elle est particulièrement intéressante pour les enfants qui débutent dans la lecture, dès 6 ans, car elle leur permet d’enrichir leur vocabulaire, de développer leur compréhension de la langue, mais aussi de stimuler leur créativité et leur imaginaire. Les dernières études en neurosciences montrent que la poésie, comme la lecture en général, active dès la petite enfance des zones du cerveau liées à la créativité. En plus de leur donner des compétences en lecture et en écriture, elle aide à leur développement cognitif global.

La poésie se porte bien et ne s’est jamais aussi bien vendue 

Si la poésie ne représente qu’1 % du marché de l’édition, ses ventes ont bondi de 22 % en 2023, avec plus de 82 000 exemplaires vendus, selon le Syndicat de la librairie française, cité par Radio France. Des ventes surtout composées des œuvres de nouveaux auteurs et boostées par le succès des nouvelles recommandations. 

Poésie et réseaux sociaux : de quoi plaire à nos ados

La poésie continue à séduire les plus grands grâce aux réseaux sociaux qui jouent le rôle de vitrine d’une création nouvelle. On a ainsi assisté il y a quelques années à la naissance d’“instapoètes”, et à l’essor du nombre de recommandations autour du genre ”#poetry”, aussi notable que le phénomène du ”booktok”. Sur TikTok et Instagram, il n’y a pas que des effets négatifs

La poésie à l’honneur dans toute la maison Bayard Jeunesse

Chez Bayard Jeunesse, aussi, nous croyons que la poésie est un art libérateur pour les enfants. Beaucoup plus accessible qu’on ne le croit, ce genre littéraire leur permet de rêver à voix haute, de jouer avec les mots, et, bien sûr, de grandir en confiance :

« Proposer aux enfants de découvrir de la poésie, c’est leur ouvrir la porte d’univers inconnus, infinis et ludiques. Des univers sonores, bien sûr, où jeux de sons, allitérations et assonances font jubiler les petits, explique Delphine Saulière, directrice des rédactions de Bayard Jeunesse. Grâce au langage, par la seule force de l’imaginaire caché derrière les mots, tout devient possible. Comme Arthur Rimbaud, on peut faire exister « des calèches sur les routes du ciel, un salon au fond d’un lac » (Alchimie du Verbe). Prodigieux atout d’éveil à l’expression des sensibilités, la poésie propose des mots pour exprimer ce qu’on ressent. En les libérant des contraintes de la langue, elle offre aux enfants un accès à la liberté de penser, de rêver et de parler. C’est comme ça qu’on devient grand ! »

Un mois de mars poétique avec Pomme d’Api, BayaM, Mes Premiers J’aime lire, J’aime lire

“La Forêt des poésies” de Pomme d’Api

Illustrations : Noémie Fava. Photo : Getty images/iStockphoto. Pomme d’Api n° 709, mars 2025.

« ”Le langage n’est pas fait pour nommer les choses qui se voient. Les choses qui se voient, il suffit de les montrer. Les mots servent à raconter et à inventer.“ Comme le linguiste et psychanalyste Laurent Danon-Boileau, à Pomme d’Api, nous aimons jouer avec les mots et donner envie aux enfants de s’amuser avec. La poésie est là pour faire sonner les mots, les tordre, leur permettre de libérer tout leur potentiel d’imaginaire. Devenir grand, ce n’est pas uniquement savoir exprimer ce qui est utile, c’est surtout savoir exprimer ce dont on rêve. L’imaginaire est ce qui permet de penser le monde, alors bienvenue dans la forêt des poésies ! »
Gwénaëlle Boulet, rédactrice en chef de Pomme d’Api 

Couverture du magazine Pomme d'Api n°593, mars 2025.
Couverture du magazine Pomme d’Api n° 709, mars 2025.

 « La princesse, le poète et l’arbre enchanté » Mes premiers J’aime lire

Illustration de Clémence Pollet, extraite du roman « La princesse, le poète et l’arbre enchanté », écrit par Julien Perrin, publié dans le magazine Mes premiers J’aime lire n° 261.

« Vous allez écouter ”La Princesse, le poète et l’arbre enchanté”, un roman de Mes Premiers J’aime lire. Il s’agit d’un conte, et comme tous les contes, il en dit beaucoup plus qu’il n’en a l’air. En apparence, c’est une histoire charmante, qui se déroule dans un Japon médiéval mâtiné de magie. En filigrane, elle raconte aux enfants qu’être poète, c’est tout à fait autre chose que de savoir écrire des vers aux rimes riches et aux pieds bien alignés. Être poète, c’est d’abord regarder le monde avec attention et avec curiosité, comme un spectacle dont on ne se lasse jamais… Et c’est partager ce regard avec les autres, les inviter à regarder autour d’eux, à prendre conscience de la beauté du monde. Alors, nous avons une suggestion pour vous : après avoir écouté cette histoire, si vous alliez vous promener en famille pour ressentir et partager, vous aussi, les merveilles du monde qui nous entoure ? » 
Jérôme Blanchart, rédacteur en chef du magazine Mes premiers J’aime lire 

« En sortant de l’école », sur la plateforme des enfants BayaM

La série de courts-métrages En sortant de l’école, disponible sur notre plateforme BayaM, propose avec talent d’adapter et d’animer les poèmes des grands auteurs. Vous pourrez ainsi découvrir avec vos enfants dès 6 ans les univers poétiques de Jacques Prévert, Robert Desnos, Guillaume Apollinaire, Paul Éluard.

Des concours pour les poètes en herbe

Dans le cadre des partenariats développés avec le Printemps des poètes et du Grand Prix Poésie RATP, Bayard Jeunesse et ses magazines lecture (Mes premiers J’aime lire, J’aime lire, J’aime lire Max) invitent vos enfants de participer à 4 concours, avant le 7 avril 2025, pour tenter de remporter de jolis cadeaux.

Concours Mes premiers J’aime lire “Écris un poème”. Liste des cadeaux à gagner.
Tous les prix du Concours Mes premiers J’aime lire “Écris un poème”.

Pour cela, rien de plus simple : proposez à vos enfants d’inventer un poème et de l’envoyer à nos rédactions. À chaque âge son défi !

Concours Mes premiers J’aime lire “Écris un poème”. Illustrations : Pascal Lemaître.
Illustrations : Pascal Lemaître.
Camille Choteau, responsable éditoriale web et social media